Historias from Babou

05 mars 2009

Mauvaises Herbes



On pousse comme on peut,
On pousse selon le vent
Malhabiles bien souvent
Hésitant dans les creux

On pousse, on n’y peut rien
C’est comme ça, le destin
On pousse les mains devant
Dans le noir en tremblant

On pousse jusqu’au jour
Où disparaît l’amour
Du fond des yeux de ceux
Gardant ce feu précieux

(car)
Nous sommes des mauvaises herbes, naturelles
Ce qu’ils nomment rebelles, des éternels
Des mal aimés, des infidèles
Des insoumis, défiant le ciel …
Mauvaises herbes !

On croît qu’on fera mieux
Que l’on sera plus fort
On croît qu’ils sont trop vieux
On le crie sans remord

On croît qu’on changera
Que demain sourira
Qu’il sera comme l’on veut
C’est comme ça les fougueux

On croît tout contrôler
N’pas être manipuler
On croît tout simplement
Finir par être gagnant

(Mais)
Nous sommes des mauvaises herbes, naturelles
Ce qu’ils nomment rebelles, des éternels
Des mal aimés, des infidèles
Des insoumis, défiant le ciel …
Mauvaises herbes !


© 02/2009 By Babou

Libellés :

22 décembre 2008

Ô loin



Nul ne m’en est témoin
Mais c’est toi que j’aime
De tous mes théorèmes
C’est le plus cristallin

Paisiblement mes bagages
Se referment, le cœur en peine
Las, je vis en plein mirage
Contre vérité qu’on m’assène

Demain je disparais
Comme on dit « à jamais »
Loin de mon inverse
Et de mes tristes averses

Je quitte ta présence
Et te laisse mon absence
La verras tu seulement
Tellement je me mens

Nul ne m’en est témoin
Mais c’est toi que j’aime
Un stupide blasphème
Qui m’éloigne de ta main

Disparais au loin
Tu ne te retournes pas
Disparais au loin
Tu ne te souviens pas
Disparais au loin
Plus que le bruit de mes pas
Nul n’est au loin
Je ne t’oublierais pas.

Libellés :

17 septembre 2008

Natacha IV


Sous le soleil larvé de cette splendide plage, Natacha se laissa à s’adonner à ses douces caresses.
Son plaisir était réel, et ces vacances une joie non feinte. La complainte que susurrait ses lèvres magnifiques sous le joug des caresses expertes ne faisait que lui confirmer tout le bienfait et la clairvoyance du général. Il était évident qu’après sa dernière mission, elle avait bel et bien mérité cette récréation.

Au bout d’un certain laps de temps, la béatitude mainte fois atteinte, elle congédia la beauté mate qui se dégagea d’entre ses cuisses et s’en alla en lui laissant son plus beau sourire et une vision de croupe des plus parfaites.
Décidément le général passait à côté de quelque chose frisant le divin. Elle esquissa un sourire en pensant à cette soudaine mysticité. Que lui aurait t’il dit ? – « Voyons Natacha … ce n’est pas sérieux » … pique qu’il aurait sûrement accompagné de son petit sourire en coin.

Natacha venait de voir la beauté mate disparaître derrière un palmier. Elle substitua alors aux caresses expertes de la divine, celle non moins expertes du soleil. Il lui fallait parfaire son bronzage histoire de faire saliver de jalousie ce brave crétin de Youri.

Le soir, de retour dans son Bungalow, elle vit qu’elle aurait sûrement du demander une couche de plus à la divine beauté. Mais cela ne pouvait nullement remettre en question le délice de cette journée. Et dire que demain il lui faudrait prendre le chemin du retour.
Elle lorgna sur ses mèls. Elle les parcourut rapidement. Le général lui souhaitait une bonne fin de séjour. Elle y comptait bien. Et ce dès le repas. Une bonne bouteille lui serait même d’une aide précieuse …

Natacha se réveilla en sursaut. Son sixième sens qui l’avait jusque là laissé tranquille, venait de se mettre en marche. Elle tendit la main à droite et ne sentit que le vide. La beauté divine avait disparu.

Soudain, sur sa gauche, une forme jaillit et fendit l’air. La lame du couteau scintilla sous l’effet d’un rayon de lune et se rapprocha dangereusement de Natacha.
Cependant elle décocha un rapide mouvement de jambe qui fit dévier l’adversaire de sa trajectoire et temporairement de son but. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle s’était emparé de son poignard qui ne quittait jamais le dessous de son oreiller et se redressa sur ses pieds le long du lit. L’adversaire aussi. Il lui faisait face.
Personne ne bougeait.
Puis l’adversaire reprit son but et tel un éclair fit une tentative fulgurante, mais vaine, pour porter au cou de Natacha l’estocade finale.
Au lieu de cela, un léger gazouillis se fit entendre. L’adversaire lâcha son arme et porta ses mains à son cou. Natacha aperçut alors dans un soudain rai de lumière lunaire ce qu’elle savait déjà. Des petits jets de sang s’échappaient des mains qui enserraient leur propre cou.
Elle fit le tour de l’adversaire pour le voir de face. Des petites bulles de sang sortaient de sa bouche. Bouche qu’elle avait tant apprécié quelques heures auparavant. La divine beauté mate s’en allait vers le paradis. Ses péchés de dernières minutes ne pourraient pas l’en empêcher.
Natacha s’agenouilla face à elle et déposa un doux baiser sur ses lèvres purpurines. Elle lui promit de châtier ses commanditaires qui n’avaient su voir en elle le magnifique écrin qu’elle était. La beauté divine sembla sourire puis s’affaissa sur le côté gauche. Celui du cœur.

Le lendemain, lorsque le groom vint chercher les bagages, plus aucune trace de l’incident ne subsistait. Le général avait encore le bras long. Le groom lui remit une enveloppe qu’on avait déposée à son intention à l’accueil. Dedans elle y trouva une note manuscrite du général. Ce dernier lui répétait encore une fois de faire attention « Natacha, je vous le répète, les cosaques attaquent, …, comme des lâches, où que vous soyez […]. ».
Elle sourit. Une fois de plus le général avait raison. Elle hâta le pas afin de rattraper le groom. Elle était impatiente de se mettre en chasse des commanditaires.

Libellés :

02 août 2008

Malpoisse




Par devant ou par devers moi
Il faut croire que je l’ai fâché
Cet individu au nom multiplié
Pour qu’aussi lourde soit ma croix

Je la porte depuis si longtemps
Que l’idée d’espoir au dedans
Semble être une source tarie
Coin de terre aride, sans vie

J’avais pourtant semé, cultivé
Mais rien n’y fait, pas de chance
Oui, rien n’a réellement poussé
Juste pour seule récolte le silence

Mais je ne suis pas à plaindre
Je ne suis victime que du sens figuré
Ceux du sens propre, par milliers
Mon être parfois les entend geindre

Et que croyez vous que je fasse
Rien, juste une larme fugace
Ma vie d’égoïste bien meilleure
Finalement que la meilleure des leurs

Par devant ou par devers moi
Il faut croire que j’ai les yeux fermés
Sur ces individus aux noms oubliés
Plus légère s’en trouve ma croix

Ma conscience se chargeant
Comme elle le peut du surplus
Espérant qu’un jour n’en pouvant plus
Humain je redevienne au dedans.

Libellés :

22 avril 2008

En amoureux



Je veux partir en vacances en amoureux.

Je ne veux plus partir seul, sans personne. Perdu au milieu de notre planète, dans des endroits connus ou inconnus.

Je ne veux plus partir seul.

Le hic, c’est quand tu es seul.

Que faire … Ne plus partir, rester immobile sans nulle part ou aller. Hors de question.
Alors il faut composer avec la situation.

Dorénavant je ne partirai en vacances qu’en amoureux. Au diable si le célibat plus ou moins forcé (on me dit que l’on a que ce que l’on mérite !) fait que les éléments de l’équation me sont défavorables.

Car j’en ai marre de voir des lieux, des personnes, des situations ou je ne sais quoi d’autre qui ne servent qu’à nourrir mes seules émotions, mes seuls souvenirs. Je veux voir avec les yeux de l’être aimé, je veux qu’il voit avec les miens … en un mot que l’on partage, que l’on échange et que de temps en temps nous communions. Rien de moins que cela.

Alors que les aléas de mon existence face que je sois seul a certains moments, je m’en contrefous. Car je suis amoureux. Je suis amoureux de celle qui ne m’aime pas. Je suis amoureux de cette merveille que j’ai croisé là si ce n’est ici.
Je ne voyagerais plus seul. Je voyagerais avec une belle (pour de vrai !) dans le meilleur des cas, mais dans le pire sachez que j’aurais toujours dans mon cœur, dans mon bagage une compagne en tête. Quand bien même soit-elle virtuelle, je lui ferais tout partager pour ne plus jamais rien regretter, pour ne plus jamais rien garder pour moi.

Certains penseront que je suis cinglé, bon pour la camisole et les petites pilules roses, mais il n’en est rien. Je veux juste ne plus être seul loin de chez moi (quand chez moi peut aussi bien être le monde entier … l’idée de propriété n’étant qu’illusoire, le sapin se chargeant de nous le rappeler …). Alors qui que tu sois, celle que j’aime et qui ne m’aime pas ou cette charmante inconnue qui enchante mes sens, je t’emmène avec moi à partir de ce jour (je sais je frôle la dictature … je vis dangereusement ma vie de despote …).

Après si la virtualité concède à s’effacer pour devenir réalité, crois tu qu’un homme plus heureux que moi, ivre de ses jours merveilleux se succédant les uns aux autres, puisse de son pas fouler ton sol devenu si nourricier ?

Je n’entend pratiquement pas la réponse … je la connais déjà … elle est dans mon cœur …

Je ne partirais plus seul en vacances.

Libellés :

29 février 2008

Les autres



Encore un autre …
Toujours un autre …

Il est vraiment dommage que je ne sois jamais cet autre.
Il est vraiment dommage, lorsque j’éprouve une attirance particulière pour une autre, que ce ne soit jamais vers moi que la réciproque soit. Soit !
Toujours et encore pour un autre.

Alors je cherche ce que ces autres ont de plus, ont de différent.
Ces autres que j’aime, que je chéris et qui choisissent d’autres que moi, je les interroge, les questionne, les sonde …
Et à les croire … je serais trop bien … je ne mériterais pas ça … je ne suis pas leur type … Bref incompréhensible !

Je suis celui qu’on nomme le meilleur ami … celui avec lequel les autres que j’aime n’envisagent pas l’once d’une seconde la moindre relation.
Que je suis fou … que je gâcherais tout … je gâcherais une relation si rare …

Encore un autre.
Toujours un autre …

Je ne suis jamais un autre … je ne suis que moi …
Marre des autres !

Libellés :

29 janvier 2008

Petit diable



Tapi sournoisement … il est là … ce sale petit diable. Et il rit des vilains tours qu’il me joue …
Si petit et si bien planqué au fond. Rien à faire pour s’en débarrasser. Feindre de ne pas l’entendre, de ne pas le voir. Mais comme tout, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Il est branché sur mes nerfs auditifs et optiques.

Et puis il a des complices. Ce n’est pas possible autrement.
Ce soir j’entends sa voix dans le combiné. Elle me demande comment ça va. « Bien … enfin on survit … » que je réponds comme un effronté. Alors que je hurlerais bien autres choses … des horreurs qui se passent là en bas, au fond des entrailles, …, des vibrantes douleurs qui turlupinent (c’est pas humain … à ce niveau là, non !!!) les méandres de mon âme …

Je me demande si je ne suis pas damné … condamné à être le Arlette des amours improbables … et qui lutte … qui lutte … en vain … les dès étant pipés …
Putain j’avais déjà fait 4 parties malheureuses … où comme un vulgaire looser je m’étais ramassé de la plus pathétique manière … sans aucun brin d’élégance. Alors là … le sol … au niveau de la mâchoire … j’ai encore plus de mal à l’encaisser.

Tapi sournoisement … il est là … ce sale petit diable. Il sait qu’il a encore gagné … et qu’il va pouvoir remuer son sabre dans ma plaie béante. Je hais ces moments … qui durent en plus des mois … des années pour les plus cruels. Et dire que ça vient juste de commencer … putain !

Libellés :

15 janvier 2008

Le miroir



J’appuie sur le bip. La voiture, telle une bonne amie me répond en me faisant un clin d’œil orange. C’est bien la seule.

Je viens de sortir du cinéma. Un polar sombre, lugubre. Sans réelle histoire d’ailleurs. On ne sait pas vraiment pourquoi, et à la fin, pour être honnête, on n’en sait guère plus.
Je me dis que c’est comme ça. C’est peut être comme ma vie. Pourquoi est t’elle comme ça. Il n’y a vraisemblablement aucune explication. Du moins moi je n'en ai pas encore trouvé.
Ce qu’il y a de magique avec le progrès technologique, c’est qu’en certaines occasions on ne le maîtrise pas. Pour preuve, une fois la voiture démarrée, le titre qui s’est mis a tourné dans l’habitacle répond au doux titre de « bleeding heart ». Une charmante attention de monsieur le destin. Capricieux, le destin. N’est t’il pas.

Mais où en étais-je. Ah oui, je sors du cinéma et je suis dans la voiture. Et la musique.
J’en ai pour environ une demie heure. De quoi laisser mes pensées vagabonder. Et manque de bol, en ce moment, dès que je leur laisse 5 minutes … hop elles rappliquent. Bon, je me dois de préciser qu’en ce moment le moral est plutôt au niveau des chaussettes (et encore, c’est parce qu’il n’y a rien de plus bas). Vous savez, un homme aime une femme, la femme ne l’aime pas, et la femme en aime un autre. Pas franchement la rigolade, quoi !

Bref l’homme est dans une phase que je qualifierais de maussade. Encore plus quand on sait que la femme est, à pas grand-chose prêt, sa meilleure amie. Oui … je sais … le mauvais plan. Le karma à la « When Harry meet Sally ». Bref, l’homme file sur l’autoroute urbaine, le régulateur calé sur 110. C’est le maximum autorisé.

Et puis on va arrêter avec l’homme. L’homme c’est moi. On va finir par se croire dans un synopsis pour un film d’art et d’essai.
Je roule donc vers mon chez moi. Et l’idée entêtante que je doive éviter comme la peste de me retrouver dans les mêmes endroits que la femme (là, « la femme » ça le fait … j’ai dis que ça le fait !) revient à mon esprit. Je croise les doigts pour qu’elle ne m’appelle pas. Déjà cinq jours. Et si possible, si elle appelle, qu’elle tombe sur mon répondeur. Je sais l’homme est lâche. Désolé. Je suis lâche.

En fait … pas tant que ça. Mais « la femme » est dans une période de bonheur. L’autre (Mais l’homme qu’elle aime … faut suivre un peu !), l’homme de sa vie, elle le conquiert. Pour vous dire, ça aussi, ça me fait mal. Je suis du genre « meilleur ami ». Celui qui n’a aucune chance. Jamais. Le titre le moins glorieux pour un homme sur cette planète. On vendrait presque son âme au diable pour être un homme comme un autre, nous les « meilleurs amis », les «t’es comme mon frère » (autre catégorie pourrie). Tout sauf ça.

Mais enfin, j’en suis là. À esquiver. Et son anniversaire qui approche. J’ai au maximum une semaine pour trouver une excuse en bois, mais qui fasse l’illusion du platine. Je roule et je pense à ça. Et rien ne vient. Je pense juste que ce n’est pas juste. Je pense que c’est toujours sur moi que ça tombe. C’est vrai, les femmes que j’ai vraiment aimé, je dis bien aimé, ne m’ont jamais mis ailleurs que dans la case meilleur ami. D’ailleurs, alors que je roule, les lumières du centre commercial m’illuminent de côté, et m’éclairent sur mes relations avec les précédentes, qui se sont toujours terminées brusquement. De mon fait ou non. Je sens le mauvais présage. Ça se trouve, je ne la reverrai plus. Qui sait. Pas moi en tout cas. Quitte à souffrir, à passer un sale quart d’heure, des mois d’angoisses et de questions existentielles à la con, je préfère être tout seul.

Je mets mon clignotant, je dois prendre la sortie avant le tunnel, j’arrive chez moi. Devant la porte du garage de mon HLM, j’appuie de nouveau sur un bip et la porte s’ouvre (Ah … si tout pouvait être aussi simple. « Clic » et hop … le bonheur !). Parking souterrain. Il n’y fait jamais jour, la lumière y est artificielle. Je me gare et coupe le contact. La musique continue à tambouriner dans les portières. Elle ne s’arrêtera que lorsque j’ouvrirais cette dernière. Je ne me rappelle plus le titre. Je regarde dans le rétroviseur. J’ai pas bonne mine.

C’est bizarre, c’est dans ces moments là (solitude de l’être seul face à la route …), que je me dis qu’il n’y a pas meilleur miroir que notre âme. A première vue, on n’y penserait pas. Mais j’avoue que parmi toutes les idées qui traversent mon esprit, bonnes ou mauvaises, il y a quelques perles cristallines recélant ce qui est de plus profond à l’intérieur de mon être. Je suis mon propre miroir. Assez égocentrique comme concept, mais j’y adhère tout de même.
Mais je m’en passerais. Une once de bonheur, de foyer chaleureux me suffirait amplement pour remplacer cette navrante réalité.

J’ouvre la portière, le silence se fait soudain. Je sors de la voiture, et appuie de nouveau sur un « bip ». Double clin d’œil de ma voiture (c’est encore et toujours la seule à le faire !). En bas de l’immeuble, les jeunes sont dans le hall. « Mytholand » qu’il s’appelle le hall. Parfois je me dis qu’avec mes divagations, j’y aurais ma place. Mais je crache trop mal, et je ne me suis toujours pas décidé à interpeller mes amis par « Eh, fils de pute vient voir », voire plus succinctement par « Eh bâtard ».

J’entre dans la salle de bain. Je vais me laver les dents. Le miroir me renvoie une image qui ne m’enchante pas. Evidemment, si on part de là …




FIN

Libellés :

27 décembre 2007

L'homme heureux !



Connais tu l’homme heureux.
Connais tu celui qui n’a rien, mais possède tout.
Connais tu cet ermite qui pourtant est l’image de l’Amour.

Moi, je ne le connais pas. Probablement que je ne le connaîtrais jamais. Jamais !

Je ne suis pas heureux. Mais le malheur, je ne préfère pas le rencontrer. Alors ne suis-je réellement pas heureux ?
Je n’ai pas rien. Mais en réfléchissant bien, finalement, ce que je possède ce n’est rien.
Je suis l’antithèse de l’Amour. Non pas que je n’ai pas d’amour ou que je n’en reçoive pas, mais je ne sais pas le donner et encore moins le voir et le recevoir.

Connais tu l’homme heureux.

[…]

Connais tu l’homme heureux.

Moi je ne le connais pas. Mais peut être … je dis bien peut être … cet homme là … n’est pas si loin que ça.

Peut être.

Libellés :

14 novembre 2007

Natacha III


Natacha se tenait derrière le mur. Elle entendait le bruit des bottes au loin. Elle savait qu’il fallait qu’elle s’éloigne le plus rapidement possible. Ses maudits chiens, à coup sûr, allaient la flairer dans les 5 minutes.

Elle bénit ses talons d’avoir fait crisser la fonte de la plaque d’égout sous ses pieds. Sans faire aucun bruit elle déplaça la plaque. Se glissa par l’ouverture, puis remis la plaque en place.
Mon dieu, le général allait devoir se surpasser pour la rembourser de tout ceci. Les cosaques pouvaient bien attaquer, il devrait passer à la caisse, le général.

Au bout d’un quart d’heure, elle s’aperçut qu’elle devait avoir deux gardes à ses trousses. Quand elle s’arrêtait, elle pouvait entendre leurs pas lourds dans l’eau nauséabonde dans laquelle, ils et elle se déplaçaient. Il allait falloir s’en débarrasser. Elle se hissa dans un conduit de sortie de telle sorte que dans le couloir de l’égout en dessous, on ne puisse l’apercevoir. Le bruit des pas se rapprochait rapidement. Elle vérifia son arme, et le silencieux. Deux petits « pop » silencieux se firent entendre. Les deux corps s’écroulèrent 5 mètres plus loin.

Natacha se recoiffa, et reprit sa progression. D’après ses souvenirs des plans, elle en aurait pour deux heures de marche. Le camarade Nicoskov devait attendre à la sortie.

Le lendemain, le traître Miraleiv, reçut la visite d’une ravissante brune qui venait installer une nouvelle antenne de télévision. Il ne sut pas vraiment comment, et il ne le saurait jamais, mais il se retrouva avec ce fichu câble d’antenne autour du cou. Un voile rouge passa devant son regard, et la dernière chose que son âme pu voir, fut l’image de sa télévision. Elle était nette.

Natacha se détendit et se servit un verre dans le bar. Ce fourbe de Miraleiv s’y connaissait en alcool provenant de peuples décadents. Le général devait passer la chercher dans 5 minutes. Les cosaques avaient tenté d’attaquer, mais avaient été déjoués. Elle finit son verre et sortit. Le général lui ouvrit la porte, et Natacha s’engouffra dans la berline noire. La maison de Miraleiv s’embrasa soudainement alors que la voiture disparaissait au bout de l’avenue.

Libellés :

10 octobre 2007

Si tu savais



Si tu savais ô combien,
Si tu savais, par poignet
Sûrement tu m’en jetterais
De ces pierres de rien
(De ces pierres de rien)

A ton courroux ainsi livré
Mon corps se meurtrirait en son sein
Sous le joug de tes jets
De ton ire tel le crachin
(De ton ire tel le crachin)

De ta mitraille mon corps fouetté
Se retrouverait entier grêlé
Se retrouverait de toi si loin
Si tu savais ô combien
(Si tu savais ô combien)

Ô combien est mon chagrin
Quand dans tes yeux je ne vois rien
Et des miens lentement s’écouler
Ces perles un rien argentées
(Ces perles un rien argentées)

Si tu savais ô combien,
P’t’être que ça ne changerait rien
(Ça ne changerait rien …)



© 07/2007 by Babou

Libellés :

08 septembre 2007

A Dieu



Le téléphone vibra sur la table du café. La main s’empara de l’objet et le porta à son oreille.


- Oui …
- Salut … enfin … avec ce que j’ai à te dire … ça va être plutôt adieu …
- Hein … qu’est ce que tu racontes … je ne comprends rien à ce que tu dis … T’es sûr que ça va …
- Oh … aussi bien qu’on pourrait l’être dans un pareil instant …
- Je comprends vraiment rien … tu peux pas être plus clair …
- Oui … je peux … Je m’en vais … enfin … pour être plus précis … je pense que nous ne nous reverrons pas de sitôt.
- Qu’est ce que tu racontes …
- Rien que ce que je vais faire à compter d’aujourd’hui … Vivre seul … de mon côté … Je t’aime plus que tout … mais … la réciproque n’étant pas en toi … je vais aller me consumer seul …
- Tu ne peux pas me faire ça …
- Et comment je vais pouvoir … Tu vois … quand on déconnait sur ma pseudo jalousie … les pseudos cornes qui me poussaient à chaque incartade buccale de ta personne, voire plus si affinités, …, je crois que c’était un peu réel pour moi … même que parfois plus que d’autres …
- Mais nous ne sommes qu’amis … tu es mon meilleur ami … Tu ne peux pas …
- Je ne peux pas quoi ? … T’aimer … ben je le prends ce droit … je le prends … Et je m’en vais … je te laisse …
- C’est dégueulasse … je n’ai rien fait …
- C’est tout à fait ça … tu n’as rien fait … je n’ai jamais dit le contraire.
- Et tu crois que je vais acquiescer … comme ça …
- Oui …
- Ben non … je ne suis pas d’accord … j’ai besoin de toi moi …
- Pas autant que moi … excuse moi pour cet humour douteux … mais c’est vrai … En fait je ne peux continuer comme ça … être l’épaule charitable du meilleur ami … ça ne peut marcher que si je ne t’aimais pas … hélas avec le temps … enfin tu vois …
- Oui … mais non … je … je suis pas d’accord …
- T’inquiètes … ça n’va pas changer grand-chose … juste que je ne serais plus là … Franchement je ne suis pas du genre « un seul être vous manque et plus rien n’est pareil … » … hein … ça c’est réservé pour l’homme de sa vie … la femme de sa vie …
- C’est n’importe quoi ce que tu dis … tu comptes beaucoup …
- On l’a déjà dit … mais la balance est déséquilibrée … et je crains de ne plus pouvoir le supporter … Alors … comprends-moi … il vaut mieux que je tire ma révérence …
- On en reparle demain …
- C’est ça … je sens que ton rencart arrive …
- Mumh … mumh …
- Alors adieu …
- Oui … on en reparle demain …
- C’est ça … ah … je change de numéro ce soir.


Et il raccrocha … La main mis le téléphone devant les yeux … les yeux fixèrent l’écran … et le nom du correspondant disparu à la mise en veille. Elle replia le téléphone et sourit à l’homme qui venait de s’asseoir.

Libellés :

16 août 2007

Ou comment j’ai oublié de t’épouser !



Printemps 2027. Sur les bords du Lac Mälar du coté d'Uppsala, je marche les pieds dans l’eau. Les moustiques qui quarante ans plus tôt m’avaient fait éventuellement passer pour le roi de la vantardise en ayant fait doubler le volume de mes chevilles, ne me font plus rien.
Tu vois mon amour, je me suis acclimaté.
Le teint pâle déjà mien est devenu encore plus livide.
Non vraiment, mon amour, il n’y a pas à dire, je me suis bien acclimaté.

En fait le seul problème, ô mon aimée, mon adorée … c’est que dès la première nuit j’ai perdu ta trace. Connement, comme ça. Un excès de timidité on ne peut plus coutumier pour moi.
En plus, avoue, que tu n’y a pas mis du tien … tu ne t’es même pas élancée derrière moi, lorsque de toi je m’éloignai par travers bois sur ce petit sentier nous ayant conduit dans la cabane au fond du Jardin.

Effectivement, dit comme ça, on pourrait penser que nous étions allés aux toilettes. Mais il n’en était rien. Comment sauraient t’ils, ces êtres à l’esprit mal placé (si … quand même un peu … avouez !!!), que tu disposais de ta chambrée dans cette petite cabane. Cette cabane à la bonne odeur de bois, à la limite du bois donc (ben ouais, …, faut suivre !).

De cette nuit que reste t’il. Des conversations à n’en plus finir, tes efforts pour caser les deux trois mots de français que tu savais. Je rendrais éternellement grâce à cette fameuse Lady … Marmelade, pour te les avoir soufflés Charlotta.

Hélas cet éphémère a pour seul inconvénient de rester gravé dans ma mémoire. Dans sa plus belle partie de stockage, je te rassure mon aimée.
Et me voilà, quasiment 40 ans plus tard à roder sur les bords de ce lac, où par une si courte nuit d’été (ah la proximité du cercle polaire !) mon amour, je crois que j’ai un peu oublié de t’épouser.

N’est ce pas un brin ballot ma bien aimée. N’est ce pas un peu cliché d’être là à revoir ton image qui jamais ne fanera dans mon esprit.
Sincèrement, je n’ai pas la réponse, et je ne veux pas la connaître. Je savoure nos souvenirs. Mes souvenirs, si par un malheureux hasard tu avais oublié. Mais non, …, Lady Marmelade ne l’aurait pas toléré.
Je tourne la tête vers l’eau, et ton image apparaît, tendrement bercée par les quelques vagues que pousse la brise du soir. Je m’assoie et fixe droit devant moi. Oui, je crois parfois que j’ai connement oublié de t’épouser.

Vivement nos prochaines vies !

Libellés :

01 juillet 2007

Demain



Demain je lui dis.

Je lui dis tout le mal que ça me fait. Tout le bien que ça me fait.

Demain je lui dis.

Je lui dis que je ne voulais pas. Que j’ai tout fait pour en rester éloigné. Que malgré tout le mal que cela laissait entrapercevoir, l’infime trace de lumière qui s’en échappait m’a attiré plus que tout.

Je lui dis que j’en avais tout l’intérieur retourné. Que tous mes efforts furent vains pour y échapper. Que son regard, ses défauts, ses qualités, …, enfin que tout en elle me captivait.

Je lui dis que je ne suis pas arrivé à prendre mes distances. À voir que cela me menait à ma perte une nouvelle fois.

Demain je lui dis.

Je lui dis que je vais la blesser. Je lui dis que nous allons dorénavant devoir marcher sur des chemins qui ne seront plus parallèles. Des chemins qui nous seront propres. Qu’elle n’a rien fait. Rien.

Je lui dis que je ne suis qu’un sombre imbécile, qui n’a pas su mettre de côté son attirance. Je lui dis qu’il en est ainsi. Que ça me prenait tellement au fond de mes tripes. Que la douleur était telle qu’elle m’est devenue insupportable. Qu’entre deux maux, j’ai probablement choisis le mauvais.

Demain je lui dis.
Je lui dis que je l’aime.
Elle me répondra qu’elle non. Je ferais celui qui n’en est nullement offusqué, alors qu’un bain d’acide se déversera dans mes entrailles. Je lui ferais un dernier sourire en franchissant le seuil de sa porte. Comme d’habitude sur le pallier je me retournerai, porterai ma main sur ma bouche, et lui lancerai ce dernier baiser. Puis je descendrais l’escalier en me retournant, pour qu’elle ne voie pas les larmes qui s’échapperont de mes yeux, pour couler lentement sur mon visage blême. Pour qu’elle ne voie pas tous les efforts que je ferais pour imprimer à jamais cette dernière image sur ma rétine.

Demain je lui dis.
Dieu que je hais remettre à demain les choses que j’aurais du faire hier.

Demain je lui dis.
Ou après demain.

Libellés :

12 juin 2007

Regret



Je suis au regret de te dire
Que je t’aime comme avant
D’un amour si violent
Que je ne peux courir
Le risque de te le montrer

Un amour si puissant
Qu’il envahît tout mon être
Qui contrôle en un instant
Tout ce dont je suis maître
Je ne peux que le cacher

Car je t’aime, t’aime tant
Je t’aime comme aime un enfant
Je t’aime comme aime un amant
Je t’aime tout simplement

La chute se fait lentement
Mais elle a lieu sûrement
Oublié qu’elle est fragile
On n’en voit plus le péril
La douleur s’y fait si douce

L’amour ne blesse pas à vif
Plus subtil est sa tactique
Avec son air un brin cynique
Il attaque plus positif
Mais gare aux secousses

Car je t’aime, t’aime tant
Je t’aime comme aime un enfant
Je t’aime comme aime un amant
Je t’aime tout simplement

Je suis au regret de te dire
Que je t’aime comme avant
D’un amour si brûlant
Qu’il consume mon avenir
Au nom de l’éternité.

Car je t’aime, t’aime tant
Je t’aime comme aime un enfant
Je t’aime comme aime un amant
Je t’aime tout simplement



© by Babou 07/1997.

Libellés :

19 avril 2007

Ce qui ne fut



Elle ferme les yeux.
Elle les ferme à s’en faire mal.

Elle veut voir le Néant. Le gouffre sans fin. Le rien.
Il lui a fait si mal. Ils lui ont fait si mal. Elle veut oublier. Faire comme si tout cela n’avait jamais été. N’avait jamais existé. Juste un mauvais rêve.

Mais malgré ses yeux fermés, fermés si fort qu’elle en sent une douleur sourde, une larme s’échappe. Elle se souvenait toujours.

Elle rouvrit ses yeux. Le plafond était toujours aussi blanc. Elle passa sa main sur son ventre. Là où cet abruti avait posé ses mains, sa bouche.
Là où il était venu en terrain conquit, jouir du pouvoir qu’il avait eu sur elle.
Là où par un hasard amer, ils avaient conçu ce qui aurait du être et qui ne sera jamais.

Ses larmes se remirent à couler de plus belle. Limpides comme la plus belle rivière. Incapables d’emporter la douleur, juste de subtilement la diluer, de la transporter d’un lieu à un autre.

Il l’avait quitté dès qu’il avait appris l’impair. Triste et misérable père.
Enfin, il ne l’est plus. C’est surtout ça qu’elle pleurait souvent. La vie, sa vie ne lui avait pas permis de laisser dame nature tranquille.

Et dame nature revenait de temps en temps à son souvenir. Et elle pleurait. Comme ce soir. Elle posa sa deuxième main et se souvint.

Demain serait peut être meilleur. Elle referma les yeux. Mais plus si fort. La rivière devait couler ce soir. Couler pour purifier un peu l’atmosphère. Et elle se laissa aller. La nuit promettait d’être longue.

Libellés :

10 février 2007

Insomnia



Triste insomnie
Quel est ton souci
Quelle est cette veille
Mise à mon sommeil.

Où est ton esprit
Cette pâle lueur de vie
Ce semblant de stabilité
Qui parfois brillait.

Qui te préoccupe ?
De quoi suis-je dupe?
Pour être mal dans ma peau,
Ne plus trouver le repos

Ô triste insomnie
De mon sommeil, l’ennemi
Seul, face à toi
L’impuissance est loi.

Je ne peux qu’aller au gré
De ma coupable ignorance
Puis doucement espérer
Revoir un jour mon innocence.


© 02/1998 by Babou

Libellés :

24 janvier 2007

Tell me why



Je la regarde.

Mon cœur se demande pourquoi. Pourquoi cela tombe toujours sur moi.
Le rythme, la prestance sont harmonieux. Le grain de folie est la, le zest, le soupçon qu’il faut, qui est nécessaire à tout individu.

Mais voilà, quand je la regarde mon cœur se demande encore pourquoi. Enfin je dis mon cœur, lui il s’en fout. Il bat, il s’emballe, il aime. C’est un instinctif.
Non, c’est en fait ma raison qui cherche à comprendre. Peu lui importe l’emballement, la fougue, la passion. Il lui faut analyser. Comprendre le pourquoi du comment.

Bien sûr, elle sait que si le cas de figure inverse s’était produit, elle s’en ficherait peut être aussi un peu. Pas complètement, mais sûrement qu’elle se torturerait pas autant que là.

Car là le cœur il court comme un con après l’inaccessible. La belle, la troublante, l’envoûtante, elle s’en fiche comme de sa première paire de bas. Elle cherche Brad, Benicio, George, ou ce qui s’en rapproche un tant soi peu. Elle ne le voit pas. Elle ne le regarde pas, elle !

Je la regarde moi. Et je me demande pourquoi je ne m’appelle pas Brad, Benicio ou encore George. Et je crois que longtemps, malgré le mal que cela fait, je me le demanderais. Longtemps. Très longtemps.

Libellés :

31 décembre 2006

Stroboscope



Les lumières scintillent
Des éclairs si futiles
Rouges, jaunes ou verts
Au son du trouvère


La vie se trémousse
On y va de sa secousse
Véritable danse du cygne
Parfois vils coqs misogynes


Mais tous viennent oublier
Les petits et grands malheurs
Si ce n’est les bonheurs
Le cœur vient exulter


Et qu’à l’aube mon amour
Au coin d’une arrière cour
Nos regards tout embués
Nous laisse nous aimer.




© Babou – 12/2006

Libellés :

05 décembre 2006

De circonstance


Merde !
Fred venait de raccrocher. L’appel n’avait pas dépassé les 20 secondes. Justine était encore occupée.
Ça faisait deux mois qu’elle était toujours occupée. Il lui semblait qu’elle cherchait plus à le fuir qu’autre chose. En tous cas, si ça n’en avait pas l’air, c’était rudement bien imité.

Fred ruminait sa mauvaise humeur. Il avait mis si longtemps à l’admettre. Mais la réalité des faits était là. Il était doucement et sûrement tombé amoureux de Justine.
Et voilà qu’aujourd’hui elle prenait la tangente. Elle n’avait plus une seconde à lui accorder. Plus une seconde pour sortir tous les deux. Quand il l’appelait elle n’avait soi pas le temps, soi elle n’était pas seule et ne pouvait lui parler.

Il finit enfin pas s’avouer, à moins d’être réellement parano, que l’histoire semblait bien finie.
Mais même ça elle ne lui disait pas. Ils n’en étaient plus qu’à banalement se demander mutuellement si tout allait bien. D’où des conversations à la tenue hautement passionnante et d’une durée défiant toute concurrence. Fred ne voyait pas pourquoi ce serait à lui de le dire. Dire que tout était terminé. Qu’il valait mieux ne plus se voir.
Lui il l’aimait. C’est elle qui ne l’aimait plus. À elle de le dire. À elle de le laisser tomber. À elle de lui faire comprendre. D’ailleurs c’était peut être ça la technique. Ne pas lui dire. Installer un tel malaise, qu’il s’en aille.

Il en était meurtri s’ils devaient en arriver là. Ils avaient tant partagés ces dernières années. Du bon et du moins bon. La vie en somme.
Et voilà que la fin approchant, lui semblait tellement pitoyable.
Il remit son téléphone dans sa poche intérieure. Il se dirigea vers la gare la plus proche. Il prit un billet pour Bruxelles. Il y passerait le Week-end. Il y pleuvrait sûrement. Un temps de circonstance.

En sortant sa décision était prise. Elle n’avait qu’à l’appeler. Dorénavant, il le savait, il serait seul. Ça ne le changerait pas beaucoup en fait. Il était même prêt à parier qu’il coulerait de l’eau sous les ponts avant que son numéro s’affiche sur l’écran de son portable. Il soupira, las. Désespéré. A quoi bon. Il venait de faire un nœud sur son amour. Il resterait au secret, au fond de son cœur. De son âme. Il releva son col. Il pleuvait. Normal. Juste un temps de circonstance.

Libellés :